*

 

 

 

 

 

 

 C'est dans les premières années de guerre, en 1915 et 1916, qu'Alfred eut la possibilité de prendre quelques photographies sur le terrain où il se trouvait. Certaines, passées par le temps sont devenues illisibles. En effectuant quelques réglages infographiques, on parvient à en augmenter la netteté et capter certains détails quasi invisibles auparavant.

Sur la photo ci-contre Alfred se tient les mains dans les poches, à droite. Ses compagnons ne sont pas identifiés. On perçoit à travers ces quelques tirages le quotidien de ces hommes plus agés que les combattants et qui s'organisaient au rythme de l'artillerie en soutien aveugles ou presque de leurs camarades de première ligne. Nourris par les rumeurs, ils déchantèrent vite, ballotés et impuissants face à ce qu'Alfred, pessimiste et réservé de nature, percevait comme un désastre.

 

 

 

 

Canon révolver, photographie prise dans une tranchée à Vauquois (1915).

 Ci-contre, deux détails de cette photographie.

Alfred évoque ses contacts avec un photographe (1915) venu photographier la cuisine dont il s'occupe avec ses camarades, je n'ai pas retrouvé de trace de ces photos mais il nous a laissé des croquis assez précis que j'intègrerai au site bientôt.

 

 

 

 

 Photo prise en 1915 dans le bois de Cheppy. Alfred et ses camarades effectuaient des travaux de soutien des premières lignes, terrassements, tranchées, cuisine, la vie dans les bois s'organisait pour eux au rythme de la canonnade.  

 

 

 

 

 

 

Renard apprivoisé, qui apparaît sur deux photos. Très passées par le temps, elles ont été retouchées (contraste et balance de couleurs) de manière à les rendre le plus lisible possible. 1915 est l'année où Alfred écrivit le plus et eut le temps de faire ces clichés, témoins émouvants de son quotidien. Par la suite, trop de déplacements et de contraintes (ainsi que la lassitude perceptible dans ses carnets) expliquent la raréfaction de ces images.  

 

Photo d'un crapouillaud pris dans une tranchée à Vauquois, les soldats ne sont pas nommés, hélas. Les tourments infligés par le bruit des crapouillauds et leurs dégats sont très souvent évoqués dans les notes, extrêmement précises sur de nombreux détails.

 

 

 

 

Le port du "tampon" et des lunettes de caoutchouc correspond probablement à la photo prise dans le bois de Hesse en haut de cette page. Ci dessus, masque à gaz qui semble plus élaboré, toujours dans la région de Vauquois, sur le lieu de préparation d'une tranchée. L'équipement dans ce domaine des lignes de soutien s'est effectué à partir de mai 1915 en ce qui concerne les troupes auxquelles Alfred était rattaché. La crainte des gaz ne faisait que croître, mais l'espoir que ces effroyables techniques de combat réduirait d'autant la durée de celui-ci est clairement exprimé.

 

Crapouillaud, photo prise probablement dans les mêmes lieux.

 

 

Aéroplane type Caudron GIII (1916)

 

Reste du corps d'un officier allemand dans un arbre. Celui-ci, épargné par les tirs, servait de point de repère aux artilleurs afin d'ajuster leurs visées.

 

 

 

 

 

 

 

Alfred est probablement l'homme accoudé en bout de table, le sergent De Saunièeres près de lui.

 

 

Alfred à la toilette

Photographie non identifiée

 

 

 

haut de page